Yoruba & Orisha

corazon y mezcla | yaritza napoles - ochun

Ochun : C'est la déesse des eaux douces, assimilée à la Vierge de la Caridad del Cobre (sainte patronne de Cuba). Très belle, symbole de la sensualité, de la féminité et de l'amour. Sa couleur est le jaune en référence à l'or. Femme d'Orula et amante de Chango et de bien d'autres.
La religion yoruba (ou yorùbá) regroupe les croyances et pratiques originelles du peuple yoruba, fondées sur le culte des orishas. La région d'origine de cette religion s'étend du sud-ouest du Nigeria aux régions adjacentes du Bénin et du Togo.

Durant les traites négrières, cette religion fut exportée sur le continent américain où elle a donné naissance à des systèmes locaux syncrétistes sous différentes appellations tels que candomblé dans le Nordeste brésilien, umbanda à partir de Rio de Janeiro ou santeria (lukumi) à partir de Cuba…

Elle a largement inspiré le culte des voduns, religion du peuple voisin des Fons, qui s'est lui-même largement disséminé dans les Caraïbes et en Amérique : vaudou haïtien, voodoo louisianais, quimbois antillais.

Les croyances religieuses yoruba font partie du itan, concept culturel qui traverse la société Yoruba.
La plus grande partie des esclaves acheminés vers Cuba par les traites du commerce triangulaire sont originaires de l’actuelle zone du Nigéria. Très conscients de leurs origines africaines, les cubains cultivent cette mémoire à travers des danses de culture yoruba.

Ces danses honorent les divinités de leurs ancêtres et symbolisent le plus souvent des éléments (Eau, Terre, Fer, Feu), mais aussi des états (Amour, Chasse, Combat, Mère…). Rythmées par des tambours afro-cubains, certaines de ces danses prennent la forme de chorégraphies spécialement dédiées à ces divinités : Ellegua, Yemaya , Shango ou Oggun sont les plus appréciées de la population locale.

La place des costumes est importante dans ces danses, avec des codes de couleurs précis. Chaque chorégraphie yoruba comporte un soliste et un ballet.

Pour la maîtrise technique qu’elle requiert, ces danses sont plutôt destinées à des classes de danse classique.

Chango

Histoire de l'arrivée des orishas dans le Nouveau Monde

De nombreux habitants des régions culturelles yoruba furent amenés dans les Amériques par la traite des Noirs, en même temps que d'autres ethnies originaires d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique Centrale et d'Afrique de l'Est. Les croyances religieuses yoruba comptent parmi les plus identifiables des traditions africaines présentes dans le Nouveau Monde, peut-être en partie du fait de l'arrivée tardive d'importantes populations yoruba en Amérique, et au caractère tolérant et assimilateur des religions yoruba.

La foi yoruba est fréquemment très semblable aux croyances des Gbe (y compris des Fon, des Ewes, des Mahi et des Gun), et, pendant des siècles, des influences réciproques ont joué entre les croyances africaines et les croyances américaines qui en sont dérivées. Dans de nombreux pays où la diaspora africaine est présente, les croyances yoruba et gbe ont été influencées par la religion catholique, et l'ont d'ailleurs elle aussi influencée, tout en recevant d'autre part l'influence des croyances du Centre-Ouest de l'Afrique des régions du Congo et de l'Angola. C'est le cas pour la religion palo à Cuba et en République dominicaine, la religion umbanda au Brésil, et, selon certaines sources, les rites petro du vaudou haïtien.

La santeria (ou Lukumi) est un ensemble de systèmes religieux qui se servent des saints catholiques comme d'un masque pour dissimuler les croyances yoruba traditionnelles. Les saints, ainsi que d'autres personnages vénérés dans la religion catholique, sont utilisés comme des déguisements pour les orishas ; mais il ne faut pas confondre cette façon de faire avec un quelconque syncrétisme, car les saints catholiques n'ont jamais été adorés en tant que tels. 

Elegua

Les orishas

Les orishas, ou orixás, sont des divinités afro-américaines originaires d'Afrique, et plus précisément des traditions religieuses yoruba. On les retrouve dans plusieurs pays africains ainsi que dans de nombreux pays américains, où ils ont été introduits par la traite des Noirs, qui a frappé les populations yoruba de façon particulièrement lourde. Ils sont vénérés en Afrique, en particulier au Nigéria et au Bénin. Dans les Amériques, on les rencontre surtout dans le candomblé brésilien, sous le nom d'orixás. Ils sont également les divinités de la santeria des Caraïbes. Les orishas sont proches des vodun du Dahomey, que l'on retrouve dans le vaudou.

Ce sont des êtres d'essence divine qui représentent les forces de la nature. Dans les pays d'Amérique latine, la pression exercée par le catholicisme s'est traduite par un rapprochement entre les orixás et les personnages vénérés dans la religion catholique (Marie (mère de Jésus), ou encore les différents saints). 


Chango

Les principaux orishas yoruba

Parmi les esprits les plus importants, on compte Olorun (dieu du Ciel), Ellegua, ou Exu, (« celui qui ouvre la route »), Ogun (dieu du Fer), Obatala (esprit de la Justice), Yemonja/Yamaya (esprit de la fertilité et des eaux salées ; sirène), Ọya (gardien des morts et des cimetières), Orunmila (esprit de la divination, destin), Ibeji (esprit des jumeaux), Ọsanyin (esprit des médecines et de la guérison), Ọsun (esprit de l'amour, protecteur des enfants et des mères, maître des eaux douces), Sango (esprit du tonnerre et des éclairs), et Ochosi (esprit de la chasse, et protecteur de ceux qui ont des problèmes judiciaires).

Certaines de ces divinités découlent en réalité sans doute de personnages ayant vécu parmi les Yorubas, et étaient souvent des guerriers accompagnés d'une redoutable réputation. Cette même réputation mena à les diviniser après leur mort, avec l'idée de pouvoir faire appel à leur puissance. 


Particularités des orishas dans la santeria

Dans la santeria, ils prennent une part active à la vie quotidienne des pratiquants, par contraste avec la déité supérieure qu'est Olodun (ou Olodumare) qui reste distant des soucis quotidiens des humains sur Terre.

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Osain: dieu des feuillages. celui-ci n'a jamais eu de parents, ayant poussé comme une plante. représenté par un œil, une oreille, une seule main, un seul pied. identifié à saint sylvestre.
  • Ochun :C'est la déesse des eaux douces, assimilée à la Vierge de la Caridad del Cobre (sainte patronne de Cuba). Très belle, symbole de la sensualité, de la féminité et de l'amour. Sa couleur est le jaune en référence à l'or. Femme d'Orula et amante de Chango et de bien d'autres.

  • Chango :Dieu de la guerre, du tonnerre et du feu. Associé à Sainte Barbe (patronne des pompiers et des artificiers dans le christianisme). Couleur, le rouge. Il possède tout plein de défauts et quelques qualités quand même. Adore à l'excès les femmes et l'argent.

  • Yemaya :C'est la Yemanja des Brésiliens, déesse noire de la mer. Très vénérée puisqu'elle symbolise la vie. Identifiée à la Vierge de Regla, patronne des marins. Sa couleur est le bleu.

  • Orula : Mari d'Ochun, ce cocu bienheureux est l'un des Orishas les plus demandés et estimés de la Santeria. Associé à Saint François d'Assise. Il est celui qui prédit l'avenir, que l'on consulte avant d'effectuer un voyage ou d'entreprendre quelque chose.

  • Oke : Il est considéré comme le dieu des montagnes et des chasseurs et assimilé à Saint Jacques. 
  • Obatala ou Ochala:Identifié à la Vierge de la Merced. Divinité de la création, il possède beaucoup de qualités ; entre autres, il milite pour la paix et l'harmonie. Apprécié et respecté par tous les autres Orishas. Couleur : le blanc.

  • Ogun :Un des plus populaires. C'est Saint Pierre, dieu du fer, de la sagesse et des montagnes. Ses colères sont terribles. Amant d'Ochun également.
 
  • Oddua: Lié à Orula dans l'esprit des gens, dieu des morts et des esprits pour ressusciter les moribonds. Symbolisé par Jésus.
 
  • Obba ou Oya: Déesse des lacs, symbole de la fidélité conjugale. Deuxième épouse de Chango, profondément amoureuse de l'inconstant, elle soigne sa déprime en errant dans les cimetières. Représentée par Catherine de Sienne, elle est devenue l'intermédiaire avec l'esprit des morts.
 
  • Babalu Aye : Dieu des lépreux, de la médecine et des récoltes. Identifié à Saint Lazare.

orisha: orisha du vents, de la foudre, de violentes tempêtes, des mort et de la renaissance


  • Ọya (Yoruba : Ọya, aussi connu sous le nom de Oyá ou Oiá ; Yansá ou Yansã ; et Iansá ou Iansã en Amérique latine) est un orisha de vents, de foudre, de violentes tempêtes, de mort et de renaissance. Elle est semblable au dieu haïtien Maman Brigitte, qui est syncrétisé avec le Saint Brigit catholique.
    En yoruba, le nom Oya signifie " elle s'est déchirée ". Elle est connue sous le nom de Ọya-Iyansan - la " mère de neuf enfants " - en raison du fait que le fleuve Niger (connu des Yoruba sous le nom de Odo-Ọya) est traditionnellement connu pour avoir neuf tributaires. 

Ogun: Un des plus populaires. C'est Saint Pierre, dieu du fer, de la sagesse et des montagnes. Ses colères sont terribles. Amant d'Ochun également.

  • Inle :Patron des médecins et des... poissons. Il protège aussi les économistes et les pêcheurs. Représenté par l'archange Raphaël.

  • Osain :C'est le dieu des feuillages. Celui-ci n'a jamais eu de parents, ayant poussé comme une plante. Représenté par un œil, une oreille, une seule main, un seul pied. Identifié à Saint Sylvestre.

  • Oko : c'est le dieu de l'agriculture et de la fertilité. Bien sûr invoqué par les femmes stériles et par ceux qui ont faim. Identifié à Saint Isidore.
 
  • Ochosi: Il est le fils de Yemaya (déesse de la mer). Associé à Saint Norbert.
 
  • Olokun : C'est la divinité des océans. Responsable d'épouvantables tempêtes menaçant d'engloutir le monde, il est maintenu au fond de l'eau par Obatala (le grand chef), qui le neutralise pour l'empêcher de faire du mal.

  • Aggayú Solá : Il est identifié à Saint Christophe.
Source :  Wikipedia.org: https://fr.wikipedia.org/wiki/Orisha

Babalu Aye : Dieu des lépreux, de la médecine et des récoltes. Identifié à Saint Lazare.